Suites indigestes de la Réforme ferroviaire !!

Suites indigestes de la réforme ferroviaire

À lire : le « Rapport Degest »

Mandaté par le Comité Central d’Entreprise de la SNCF le cabinet d’expertise Degest a présenté son rapport sur les effets de la réforme ferroviaire.

Nous donnons seulement ci-après quelques grandes lignes de ce copieux travail. Pour en prendre connaissance plus amplement, ouvrir les fichiers jointsRéforme ferroviaire –Rapport », « Réforme ferroviaire – Annexes », ou plus concis : « Synthèse réforme ferroviaire ») – ci-dessous.

Il existe quelques versions spécifiques aux Régions pour lesquelles nous vous donnerons les liens nécessaires au fur et à mesure qu’ils seront en notre possession sous la forme adéquate (aujourd’hui, la Normandie, à découvrir en cliquant sur le lien « Restitution Étude Degest Normandie » en fin d ‘article).

Le problème de l’endettement – 40 Mds € – (reporté par l’État sur RFF puis aujourd’hui essentiellement sur SNCF Réseaux) n’étant pas réglé et cette dette ne cessant d’enfler, sa stabilisation entraîne la mise en place d’un plan d’économies au sein de la SNCF de 50 M € par an pendant 10 ans …

… ce qui se traduit par une baisse des effectifs : moins 10 000 emplois d’ici 2020… (Quand M. Pepy parle des « 9 000 embauches » de l’entreprise SNCF cette année, il oublie de parler des près de 11 000 emplois supprimés !… calculez la différence…

… par une productivité accrue demandée aux cheminots (elle a déjà augmenté de 36% ces dix dernières années) et ses conséquences sur les « taux de morbidité »…

… par une réduction de l’offre ferroviaire : une baisse du nombre de dessertes et des suppressions de trains. Sont particulièrement visés les Intercités ! [1]

… sont remises en cause les régénérations des lignes à faible fréquentation… soit l’abandon pur et simple d’une partie du réseau (RFF avait déjà prévu de supprimer 7 500 km de lignes en 2009 !)

Et, pour ajouter au pessimisme ambiant résultat de la réforme voulue et obtenue à l’arraché par le gouvernement, le rapport conclut sur le caractère non réalisable des trajectoires financières envisagées !

On aurait voulu tuer définitivement le train qu’on ne s’y serait pas pris autrement !

En attendant, la SNCF taxe les usagers par des augmentations indues de tarifs (dénoncées par nous ici même depuis plusieurs années)… par l’abaissement de la qualité des prestations (introduction et développement du low-cost), par l’aggravation des conditions de circulation (trains inadaptés, surchargés, supprimés au dernier moment, etc.), par la substitution, avec tout ce qu’elle représente de dangers environnementaux et sécuritaires du car au train…

Et, selon son habitude, à grand renfort de publicités somptuaires (combien d’argent gaspillé) elle reporte la responsabilité sur les citoyens usagers, sur les fraudeurs… mais, si la fraude est condamnable et nous la condamnons ce n’est pas en supprimant des emplois de contrôleurs (mise en place à divers endroits des EAS[2]) que l’on luttera efficacement contre elle…et ce n’est pas non plus en la favorisant par la dégradation des conditions de transport.

 

[1] Une délégation de Convergence Nationale Rail portera le 15 avril devant la Commission « Avenir des Trains d’Équilibre du territoire » et le 17 avril auprès de la direction INTERCITÉS de la SNCF les revendications des Collectifs de la CNR – par ailleurs des actions concomitantes sur le plan national sont prévues le 25 avril.

[2] EAS : « Équipement Agent Seul » … c’est-à-dire pas de contrôleur dans le train. Uniquement le conducteur. Quelle sécurité ? Quelle sûreté pour les voyageurs ?

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